Bêtise naturelle ou intelligence artificielle ? Les jeux sont faits.

Je vote pour la machine contre la bêtise humaine

Le constat est unanime : les gens ne savent plus et ne veulent plus travailler. Vous savez, les fameux gens ; les autres, pas vous évidemment !

Avant, on connaissait la valeur de l’effort. Avant, on avait des devoirs et pas que des droits. Avant, on était exigeants et consciencieux. Avant, on réfléchissait avant d’agir ; on était sérieux et rigoureux pour affronter les écueils de la vie. Avant, il y avait des valeurs de confiance, reconnaissance et mérite.

Avant, il n’y avait pas autant de laisser-aller, de laxisme éducationnel, d’ignorance crasse et galopante, d’individualisme exacerbé, de médiocrité cautionnée, de manque de savoir-vivre, de décérébrés en liberté qui veulent tout, tout de suite et sans lever le petit doigt.

Bref… avant, c’était mieux !

Est-ce une question de volonté ou de capacité… ou bien de mutation sociétale ? Mystère absolu. Soit l’intelligence est factice et mal distribuée, soit la bêtise est universelle et largement partagée.

Les preuves : tu reçois une facture à payer en avril au mois de juin. Tu côtoies un ponte des produits dérivés financiers dont les investissements dérivent et s’échouent sur les berges arides de ton portefeuille. Tu suis une formation académique truffée d’incohérences, d’approximations et de fautes d’orthographe. Tu croises des abrutis dont la fatuité aveugle le discernement le plus élémentaire. Tu négocies avec une hystérique toxique qui prône la sérénité et la bienveillance.

Tu cherches le bon sens et le bon goût dans les propos, actes et tenues désespérément inappropriés et creux qui t’entourent. Tu reçois un colis contre signature sans signer ni le recevoir, mais tu le payes. Tu essaies vainement de décoder la logique du nouveau top manager qui commence par Z avant d’aller à K en passant par B, le tout dans un langage alambiqué et mâtiné d’anglicismes. Tu subis un des Big 4 qui sectionne sans ciller équipes et budgets sans avoir la moindre idée des basses contingences de terrain des métiers qu’il n’a jamais pratiqués (il s’occupe des hautes sphères à l’étage, celles qui l’engraissent).

Tu restes coite face au refus de ton assureur de rembourser ton fauteuil roulant parce que tu n’es pas dans les statistiques d’âge (habilement compilées par des informaticiens valides de 25 ans) et qu’il n’est pas répertorié dans la liste officielle E27. Tu t’échines à démontrer que les journées n’ont que 24h et qu’en réduisant les ressources humaines et budgétaires pour la même charge d’activité, il est plus qu’improbable qu’on assure, voire qu’on augmente la qualité (mais si, mon vieux ! Faites preuve d’agilité… innovez ! Think out of the box… la tienne de boîte ou le placard dans lequel tu veux me ranger ?!?). Tu attends désespérément que celui qui dit, fasse. Tu lèves un sourcil stupéfait quand la responsable incompétente compte sur toi pour faire son travail en te dénigrant et en te mettant les bâtons dans les roues.

Tu es scotchée devant la bimbo sans travail (qui kiffe son taf d’influenceuse et espère gagner plein d’argent avec ses vidéos de ouf !) qui vit au-dessus de tes moyens (alors que tu travailles) et gaspille ses sous en commandes inconsidérées de street food et tenues trendy pour chien. Tu es stupéfaite par les injustices flagrantes de traitement entre certains réfugiés et les natifs en difficulté laissés pour compte (familles monoparentales, jeunes et seniors dans la pauvreté).

Tu dois démontrer à l’armée de commandants de bord qui tapisse le cockpit de l’avion de tableaux de bord tricolores, qu’il faut aussi avoir des effectifs qui font le travail et pas seulement qui le pensent ou l’imaginent (la productivité avec des rendus concrets, ça vous sonne ?) : du personnel au sol et en l’air, des mécanos, ingénieurs, techniciens, assembleurs, contrôleurs du ciel, éclaireurs de pistes, manutentionnaires et voyageurs satisfaits… pour que leur avion décolle et survole (non, on ne pilote pas un gros porteur avec des concepts, des comités inutiles aux élus grassement payés, qui filtrent et déforment les réalités de terrain en s’accaparant les « miles » pour leur propre compte).

C’est une dynamique collective où chaque rouage est précieux. Les batailles se mènent avec des troupes d’abord… les généraux ne suffisent pas. Encore, faut-il avoir la tête bien faite, le sens de l’effort et des valeurs pour fédérer tout ce petit monde autour d’un objectif commun.

Heureusement, il y a l’IA, notre cause commune !

Grâce à elle, tout le monde peut enfin bénéficier d’information à large spectre, factuelle, riche, structurée et incroyablement actualisée… et ce, à une vitesse supersonique. Et ce n’est pas tout, elle peut offrir des services plus performants que ceux de vos congénères.

Certes, le bât peut blesser pour les esprits ratatinés, pétrifiés et mollachus qui la consultent pour jouer aux Prix Nobel. Vous savez, ceux qui ânonnent fièrement ce qu’ils ont copié/collé sans aucun esprit critique, culture minimale, réflexion profonde ou grandeur d’âme.

Ben quoi, ils ont droit de se faire mousser avec l’IA ou d’en avoir peur… elle est plus forte qu’eux ! Pourtant, ils sont vachement balaises dans leurs certitudes, leurs vérités et leur savoir(pas)-faire. S’il faut commencer à réfléchir, ils vont fléchir !

Faut dire que l’IA n’est pas un miroir et ne réfléchit pas la lumière (ce qui serait peine perdue pour les sombres idiots).

Alors, il faut faire un effort pour savoir qu’en faire, comment la solliciter, comment la challenger et surtout comment s’en servir pour augmenter sa propre réalité et ses capacités, sans se dénaturer.

Le train est en marche et les plus réfractaires doivent monter dedans sous peine d’être abandonnés sur le quai. Quant aux esprits rétrécis et paresseux, va falloir doper un peu leurs circuits.

J’sais pas vous… mais moi, je vote pour l’intelligence artificielle afin de clouer le bec à la bêtise humaine !

Alexandrine